La réhabilitation Niki de Saint Phalle est à l’œuvre auprès des collectionneurs

auprès des collectionneurs

L’historienne d’art Catherine Francblin a consacré quelques lignes pour l’artiste Niki de Saint Phalle. Intitulée “La révolte à l’œuvre”, la biographie réhabilite l’artiste qui fut pendant longtemps stigmatisée en raison de son côté “féministe”. Quelques féministes l’avaient d’ailleurs approchées, mais Niki les a répondu par la plaisanterie à travers les “Nanas” qui représente la féminité à la fois héroïque et virile. Les tirs saignent également le monde de l’art et marquent le commencement d’une nouvelle manière de peindre.

Des réalisations très peu appréciées

Les créations de Niki de Saint Phalle dispose d’un pouvoir critique non négligeable ce qui n’a pas toujours plu au public. Au fil du temps, ce regard a été modifié. Le galeriste Jean-Gabirel Mitterand qui a organisé une exposition des Tirs en 1991 avec la Galerie de France a d’ailleurs affirmé que les œuvres de Niki n’était pas très importantes. Le non succès réside surtout dans le fait que la Franco-américaine était une personne dotée d’une grande beauté. Les personnes se focalisaient donc plus à sa personne qu’à ses créations faisant d’elle une figure du type Calamity Jane. On négligeait le contenu ainsi que l’importance de tout son travail si l’on se réfère au dires de l’historienne d’art citée ci-haut. Par la suite, les œuvres secondaires qu’elle a réalisées pendant des années pour financer le Jardin des Tarots a mis un sacré coup à son image.

Les œuvres revalorisées

Les réalisations de Niki de Saint Phalle sont désormais revalorisées. C’est le bon moment puisque la question de la féminité n’est plus discriminante. Ce n’est donc pas étonnant que la côte de Niki de Saint Phalle n’a pas chuté au fil des années. Elle a même pu s’aligner avec son compagnon le sculpteur suisse Jean Tinguely. En enfin, si on fait une comparaison des dix plus hauts prix des deux artistes, une seule œuvre de Tinguely a surpassé les 500 000 euros alors que dix sculptures dépassent ce seuil du côté de Niki. Un Tir valait à lui seul 200 000 euros en 1991, a l’heure où l’on parle cette œuvre est proposée à plus de 500 000 euros à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.

Les Nanas se vendent quant à elle à 200 000 euros à un million d’euros. Les pièces historiques sont réhabilitées. Le plus dur du travail concerne les œuvres plus tardives qui sont plutôt considérées comme étant des objets décoratifs. Cependant, ces pièces sont toujours aussi valeureuses, la Galerie Vallois propose à Fiac un tableau qui vaut 450 000 euros.